Rappel du jour
  • « Celui qui emprunte un chemin pour acquérir une science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. » (Mouslim)
  • « C’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. » (Ar-Ra’d, 28)
  • « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Al-Baqara, 286)
  • « Le mauvais œil est une réalité. » (Al-Boukhârî et Mouslim)
  • « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit. » (At-Talâq, 3)

La sorcellerie

Les talismans

Le talisman, appelé en arabe hirz, tamîma ou hijâb selon les régions, est un objet porté sur soi, accroché ou caché, censé protéger ou apporter un bienfait. Il prend des formes très variées : papiers pliés et cousus dans du tissu, écrits avec des carrés et des chiffres, colliers, bracelets, os, coquillages, petits sachets.

Ce que dit la Sunna

Le Prophète ﷺ a été très ferme :

  • « Celui qui porte une amulette a commis du chirk. » (Ahmad)
  • « Les roqyas illicites, les amulettes et la tiwala sont du chirk. » (Abou Dâwoud)
  • « Celui qui accroche quelque chose y est confié. » (At-Tirmidhî), c’est-à-dire qu’Allah le laisse à cet objet sans le protéger.

Il refusa de prendre le serment d’allégeance d’un homme tant qu’il portait une amulette, jusqu’à ce qu’il l’enlève (Ahmad).

Et les talismans contenant des versets ?

C’est une question débattue entre les premiers savants. Certains Compagnons et savants l’ont tolérée, d’autres l’ont interdite. La majorité des savants contemporains, dont Ibn Bâz et le Comité permanent des fatwas, l’interdisent, pour trois raisons : la généralité des hadiths, le risque d’exposer le Coran à l’impureté, et la porte ouverte aux sorciers qui mélangent des versets à leurs formules. C’est l’avis le plus prudent.

Le talisman comme outil de sorcellerie

Les sorciers utilisent souvent des talismans pour transmettre leur sorcellerie : un « hijâb » offert pour protéger un enfant, ou un papier à garder sous l’oreiller, peut en réalité contenir des invocations aux démons. Les praticiens de la roqya constatent fréquemment une amélioration après la destruction de ces objets.

Que faire d’un talisman ?

  • Ne pas l’ouvrir pour le lire, ce qui serait inutile et parfois troublant.
  • Réciter sur lui Al-Fâtiha, Âyat al-Kursî, Al-Falaq et An-Nâs.
  • Le brûler, ou le dissoudre dans de l’eau puis jeter cette eau dans un endroit propre.
  • Remplacer cette fausse protection par la vraie : les invocations du matin et du soir.

La vraie protection ne se coud pas dans un tissu. Elle se récite avec la langue et se vit avec le cœur.

Références pour approfondir

  • Le Coran : Al-Baqara 102, Al-A‘râf 116-122, Yoûnous 79-82, Tâ-Hâ 65-69, Al-Falaq
  • Sahîh Al-Boukhârî et Sahîh Mouslim, récit de la sorcellerie faite au Prophète ﷺ
  • Ibn Al-Qayyim, Zâd al-Ma‘âd, chapitre sur le traitement de la sorcellerie
  • Ibn Hajar Al-‘Asqalânî, Fath al-Bârî, livre de la médecine
  • Ibn Qoudâma, Al-Moughnî
  • Ibn Kathîr et Al-Qourtoubî, exégèses de Al-Baqara 102
  • Wahîd ‘Abd As-Salâm Bâlî, As-Sârim al-Battâr fi-t-tasaddî li-s-saharati-l-achrâr
  • Ibn Al-Jawzî, Talbîs Iblîs
  • Ibn Khaldoûn, Al-Mouqaddima
  • Fatwas de cheikh Ibn Bâz et du Comité permanent des savants
  • Cheikh Khâlid Al-Habachî, alroqya.com

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Se protéger et se relever

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