Rappel du jour
  • « Celui qui emprunte un chemin pour acquérir une science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. » (Mouslim)
  • « C’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. » (Ar-Ra’d, 28)
  • « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Al-Baqara, 286)
  • « Le mauvais œil est une réalité. » (Al-Boukhârî et Mouslim)
  • « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit. » (At-Talâq, 3)

La possession

Les pratiques de traitement interdites contre l’emprise démoniaque

La détresse des familles face à un proche qui semble possédé les pousse parfois vers des pratiques dangereuses, interdites, voire mortelles. Les savants et les praticiens sérieux mettent fermement en garde contre elles.

1. Recourir aux sorciers et aux voyants

Aller chez un sorcier pour faire sortir un djinn, c’est demander à un allié des démons de chasser un démon. Le résultat est souvent l’installation d’un mal plus grand. Le Prophète ﷺ a qualifié la nouchra, le fait de défaire le mal par le mal, d’« œuvre du Diable » (Abou Dâwoud).

2. Frapper, étrangler, brûler

Des drames ont eu lieu, y compris en Europe : des personnes sont mortes sous les coups ou par étouffement lors de prétendus exorcismes. Les savants contemporains interdisent ces pratiques, car on ne peut jamais savoir si c’est le djinn ou le malade qui souffre. Le respect du corps est une obligation.

3. Utiliser des djinns pour soigner

Certains « raqis » prétendent travailler avec des djinns musulmans. La majorité des savants l’interdisent : cela mène au contact avec les démons, à la tromperie et souvent à l’association. Ibn Al-Jawzî montre dans Talbîs Iblîs comment le Diable se fait passer pour un allié.

4. Interroger le djinn sur l’invisible

Demander au djinn qui a fait la sorcellerie, où elle se trouve, ou ce qui va arriver, c’est consulter un devin par l’intermédiaire du malade. Ses réponses sont souvent des mensonges qui détruisent les familles.

5. Les séances privées avec une femme

La roqya d’une femme doit se faire en présence de son tuteur ou d’un proche, sans contact interdit, sans isolement. Ces règles protègent la patiente et préviennent les abus, malheureusement fréquents.

6. Les produits et méthodes douteux

Breuvages inconnus, fumigations de substances toxiques, aiguilles, électricité, privation de sommeil ou de nourriture : rien de cela n’appartient à la roqya.

7. Abandonner la médecine

Interdire au malade de prendre ses médicaments ou de voir un médecin est une faute grave. L’épilepsie, la schizophrénie ou les troubles bipolaires non traités peuvent mettre une vie en danger.

La roqya authentique

Elle est simple : le Coran, les invocations, l’eau et l’huile récitées, la patience, et le respect absolu de la personne. Tout ce qui sort de ce cadre doit éveiller la méfiance.

Références pour approfondir

  • Le Coran : Al-Baqara 275, Al-A‘râf 27, An-Nahl 99, Al-Jinn
  • Sahîh Al-Boukhârî et Sahîh Mouslim
  • Ibn Taymiyya, Majmoû‘ al-Fatâwâ, volumes 19 et 24 sur les djinns et la possession
  • Ibn Al-Qayyim, Zâd al-Ma‘âd, chapitre sur le traitement de la crise
  • Ibn Kathîr et Al-Qourtoubî, exégèses de Al-Baqara 275
  • Wahîd ‘Abd As-Salâm Bâlî, Wiqâyat al-insân mina-l-jinni wa-ch-chaytân
  • Ibn Al-Jawzî, Talbîs Iblîs
  • Fatwas de cheikh Ibn Bâz et du Comité permanent des savants
  • Cheikh Khâlid Al-Habachî, alroqya.com

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