Rappel du jour
  • « Celui qui emprunte un chemin pour acquérir une science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. » (Mouslim)
  • « C’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. » (Ar-Ra’d, 28)
  • « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Al-Baqara, 286)
  • « Le mauvais œil est une réalité. » (Al-Boukhârî et Mouslim)
  • « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit. » (At-Talâq, 3)

La possession

Le traitement de la possession

Le traitement de la possession par les moyens permis a été pratiqué par le Prophète ﷺ, puis par les savants à travers les siècles. Ibn Al-Qayyim, dans Zâd al-Ma‘âd, explique qu’il repose sur deux forces : celle du malade, qui doit se tourner sincèrement vers Allah, et celle du praticien, qui doit avoir une foi solide et une parole forte par le Coran.

1. Le médecin d’abord

Avant tout, il faut s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une maladie : épilepsie, troubles psychiatriques, troubles dissociatifs, effets de médicaments ou de drogues. Le traitement médical et la roqya ne s’opposent pas, ils se complètent. Arrêter un traitement psychiatrique sur le conseil d’un « raqi » peut être dangereux.

2. La roqya

On récite sur la personne, à voix claire :

  • Al-Fâtiha, plusieurs fois ;
  • le début de Al-Baqara, Âyat al-Kursî et la fin de Al-Baqara ;
  • Âl ‘Imrân, 18-19 ; Al-A‘râf, 54-56 ; Al-Mou’minoûn, 115-118 ; As-Sâffât, 1-10 ; Al-Ahqâf, 29-32 ; Ar-Rahmân, 33-36 ; Al-Hachr, 21-24 ; Al-Jinn, 1-9 ;
  • Al-Ikhlâs, Al-Falaq et An-Nâs.

La sourate Al-Jinn est particulièrement indiquée : voir la vidéo de la sourate Al-Jinn sur la page « Les djinns et les démons ».

3. S’adresser au djinn

Si le djinn se manifeste, le praticien lui parle avec fermeté et respect de la Loi : il l’invite à l’islam s’il n’est pas musulman, lui rappelle que nuire est une injustice interdite, et lui ordonne de partir au nom d’Allah. Ibn Taymiyya rapporte avoir agi ainsi. Il ne s’agit pas d’une discussion, ni de lui demander des informations sur l’invisible ou sur l’auteur d’une sorcellerie : le djinn ment, et ses paroles ne sont jamais une preuve.

4. L’eau, l’huile et la constance

  • eau récitée, à boire et pour se laver ;
  • huile d’olive récitée, en onction ;
  • sourate Al-Baqara lue ou écoutée chaque jour à la maison ;
  • invocations du matin et du soir, prière à l’heure.

5. La part du malade

Le malade n’est pas passif. Il doit prier, réciter lui-même, se repentir, abandonner les péchés qui ont pu ouvrir des brèches, et garder confiance. Sans sa participation, le traitement est beaucoup plus long.

6. Les limites à respecter

  • Ni coups violents, ni étouffement, ni décharges, ni enfermement.
  • Pas de séance seul à seul avec une femme étrangère.
  • Pas de séance en public pour impressionner.
  • Pas de tarifs abusifs ni de promesses de guérison garantie.

Ces règles protègent le malade et préservent l’image de la roqya. Celui qui les viole n’est pas un praticien sérieux, quelle que soit sa réputation.

Références pour approfondir

  • Le Coran : Al-Baqara 275, Al-A‘râf 27, An-Nahl 99, Al-Jinn
  • Sahîh Al-Boukhârî et Sahîh Mouslim
  • Ibn Taymiyya, Majmoû‘ al-Fatâwâ, volumes 19 et 24 sur les djinns et la possession
  • Ibn Al-Qayyim, Zâd al-Ma‘âd, chapitre sur le traitement de la crise
  • Ibn Kathîr et Al-Qourtoubî, exégèses de Al-Baqara 275
  • Wahîd ‘Abd As-Salâm Bâlî, Wiqâyat al-insân mina-l-jinni wa-ch-chaytân
  • Ibn Al-Jawzî, Talbîs Iblîs
  • Fatwas de cheikh Ibn Bâz et du Comité permanent des savants
  • Cheikh Khâlid Al-Habachî, alroqya.com

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