Rappel du jour
  • « Celui qui emprunte un chemin pour acquérir une science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. » (Mouslim)
  • « C’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. » (Ar-Ra’d, 28)
  • « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Al-Baqara, 286)
  • « Le mauvais œil est une réalité. » (Al-Boukhârî et Mouslim)
  • « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit. » (At-Talâq, 3)

Patience et épreuve

Quand la délivrance tarde

Vous priez, vous récitez, vous faites votre roqya, et pourtant la délivrance tarde. C’est l’une des épreuves les plus difficiles : non pas l’épreuve elle-même, mais l’attente. Les prophètes eux-mêmes l’ont connue.

Même les messagers ont attendu

Allah dit : « Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n’avez pas encore connu ce qu’ont connu ceux qui vous ont précédés ? Ils ont été touchés par la misère et la maladie, et ils ont été secoués, au point que le Messager et ceux qui avaient cru avec lui dirent : Quand viendra le secours d’Allah ? Certes, le secours d’Allah est proche. » (Al-Baqara, 214).

Ya‘qoub attendit des années le retour de Yousouf, au point de perdre la vue de tristesse, sans perdre l’espoir : « N’espérez pas de la miséricorde d’Allah, seuls les mécréants désespèrent. » (Yousouf, 87). Ayyoub resta malade de longues années avant d’être guéri.

Pourquoi la délivrance tarde-t-elle ?

Ibn Al-Qayyim cite plusieurs sagesses :

  • pour purifier le croyant de ses péchés ;
  • pour l’élever à un degré qu’il n’aurait pas atteint par ses œuvres ;
  • pour qu’il revienne à Allah avec plus de sincérité ;
  • pour qu’il goûte la douceur de l’invocation et de la proximité d’Allah ;
  • parce que la réponse viendra sous une forme meilleure, ici ou dans l’au-delà.

L’invocation n’est jamais perdue

Le Prophète ﷺ a dit : « Aucun musulman n’invoque Allah, sans péché ni rupture de liens, sans qu’Allah ne lui accorde l’une de trois choses : soit Il exauce rapidement son invocation, soit Il la lui réserve pour l’au-delà, soit Il écarte de lui un mal équivalent. » (Ahmad). Et il a mis en garde : « On répond à l’un de vous tant qu’il ne s’impatiente pas en disant : j’ai invoqué et on ne m’a pas répondu. » (Al-Boukhârî et Mouslim).

Que faire en attendant

  • continuer la roqya et le traitement, sans abandonner ;
  • multiplier le repentir, qui ouvre les portes fermées (Noûh, 10-12) ;
  • faire l’aumône et rendre service ;
  • chercher les moments privilégiés de l’invocation ;
  • garder espoir : « Avec la difficulté vient certes une facilité. » (Ach-Charh, 5).

Références pour approfondir

  • Le Coran : Al-Baqara 155-157 et 214, Az-Zoumar 10, Yousouf, Al-Anbiyâ’ 83-88
  • Sahîh Al-Boukhârî et Sahîh Mouslim
  • Ibn Al-Qayyim, ‘Oudda as-Sâbirîn et Al-Wâbil as-Sayyib
  • Ibn Rajab, Jâmi‘ al-‘Ouloûm wa-l-Hikam
  • An-Nawawî, Riyâd as-Sâlihîn, chapitre de la patience

Programme de 30 jours

Se protéger et se relever

Un court message chaque matin pendant 30 jours : une invocation, un rappel tiré du Coran et de la Sunna, et un geste concret.