Rappel du jour
  • « Celui qui emprunte un chemin pour acquérir une science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. » (Mouslim)
  • « C’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. » (Ar-Ra’d, 28)
  • « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Al-Baqara, 286)
  • « Le mauvais œil est une réalité. » (Al-Boukhârî et Mouslim)
  • « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit. » (At-Talâq, 3)

Se reconstruire

Les waswas : comprendre les insufflations et les pensées qui tournent en boucle

Les waswas (al-waswasa) sont les murmures et suggestions que le Diable insuffle dans l’esprit : doutes, peurs, pensées obsédantes, images dérangeantes, idées qui tournent en boucle. Allah nous enseigne à chercher refuge « contre le mal du tentateur furtif, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes » (An-Nâs, 4-5).

Le qarîn, le compagnon

Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’est aucun d’entre vous à qui n’ait été assigné un compagnon parmi les djinns. » On lui demanda : « Même toi ? » Il répondit : « Même moi, mais Allah m’a aidé contre lui, et il s’est soumis : il ne m’ordonne que le bien. » (Mouslim). Ce compagnon, le qarîn, est la source principale des waswas.

Les formes courantes

  • doutes répétés dans les ablutions et la prière (« ai-je bien fait ? ») ;
  • doutes sur la foi, pensées blasphématoires non voulues ;
  • peur obsédante d’être ensorcelé ou possédé ;
  • pensées négatives sur soi, sur l’avenir, sur les autres ;
  • soupçons envers les proches.

Un signe de foi, pas de mécréance

Des Compagnons se plaignirent au Prophète ﷺ de pensées qu’ils n’osaient pas prononcer. Il dit : « Cela, c’est la foi pure. » (Mouslim). Le fait de détester ces pensées prouve que le cœur est vivant. Allah ne sanctionne pas les pensées involontaires (Al-Boukhârî et Mouslim).

Comment s’en libérer

  • Chercher refuge auprès d’Allah : « A‘oûdhou billâhi mina-ch-chaytâni-r-rajîm », puis passer à autre chose (Al-Boukhârî et Mouslim).
  • Ne pas discuter avec la pensée : plus on lui répond, plus elle revient.
  • Ne pas recommencer une ablution ou une prière à cause d’un doute : les savants, dont Ibn Al-Qayyim dans Ighâthat al-Lahfân, recommandent d’ignorer le doute après l’acte.
  • S’occuper l’esprit : travail, sport, liens sociaux, Coran.
  • Les adhkâr du matin et du soir.

Quand consulter

Lorsque les pensées obsédantes envahissent la vie, empêchent de prier, de travailler ou de dormir, il peut s’agir d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC), qui se soigne très bien avec un psychologue ou un psychiatre. Consulter n’est pas un manque de foi : c’est prendre un moyen qu’Allah a mis à notre disposition.

Références pour approfondir

  • Le Coran et la Sunna
  • Ibn Al-Qayyim, Ighâthat al-Lahfân et Madârij as-Sâlikîn
  • Al-Ghazâlî, Ihyâ’ ‘ouloûm ad-dîn
  • An-Nawawî, Riyâd as-Sâlihîn
  • Recommandations des professionnels de santé : médecins, psychologues, centres d’addictologie

Programme de 30 jours

Se protéger et se relever

Un court message chaque matin pendant 30 jours : une invocation, un rappel tiré du Coran et de la Sunna, et un geste concret.