مَشْرُوعُ بِنَاءِ مَسْجِدِ كَاسِيطَة فِي الرِّيف
Construisons ensemble la mosquée de Kassita
Une maison d’Allah dans le Rif marocain, et une aumône dont la récompense ne s’arrête pas.
Au village de Kassita, dans le Rif marocain, une mosquée sort de terre. Le gros œuvre est terminé ; il reste à payer le terrain et à réaliser les finitions. Chacun peut y prendre part, même avec peu.
Important. Les dons sont versés directement à l’Association Al Karam, au Maroc. Le site dahmichi.com ne reçoit aucune somme : il sert uniquement à faire connaître le projet.

Où en est le chantier ?
- Gros œuvre : terminé.
- Terrain : le paiement reste à effectuer.
- Finitions : à réaliser (enduits, sols, portes et fenêtres, électricité, sanitaires, aménagement de la salle de prière).
L’illustration en couleur de l’affiche montre le projet une fois achevé : elle n’est pas encore réalisée.
Comment faire un don ?
- En main propre : auprès des membres de l’Association Al Karam.
- Par virement bancaire : sur le compte de l’Association Al Karam, RIB 150059212117123214000355 — SWIFT BCPOMAMCXXX.
- Renseignements : +212 6 76 48 77 72 ou +212 6 66 11 90 09.
- Contact : Fouad Dahmichi, conseiller de l’Association Al Karam — commune de Tsaft, province de Driouch, Maroc.
مَشْرُوعُ بِنَاءِ مَسْجِدِ كَاسِيطَة فِي الرِّيف

Le premier geste du Prophète ﷺ à Médine
En arrivant à Médine, la toute première construction du Prophète ﷺ fut une mosquée. Anas ibn Mâlik rapporte qu’il fit acheter le terrain, que les Compagnons portèrent les pierres et qu’il les portait avec eux en disant : « Ô Allah, il n’y a de vrai bien que celui de l’au-delà » (Al-Bukhârî, n° 428). Avant même les maisons, la communauté s’est construite autour d’un lieu de prière.
Une maison au Paradis
مَنْ بَنَى مَسْجِدًا يَبْتَغِي بِهِ وَجْهَ اللَّهِ بَنَى اللَّهُ لَهُ مِثْلَهُ فِي الْجَنَّةِ
« Celui qui construit une mosquée en recherchant le visage d’Allah, Allah lui construit au Paradis une demeure semblable. » Hadith de ʿUthmân ibn ʿAffân (Al-Bukhârî, n° 450 ; Muslim, n° 533).
Que veut dire « semblable » (mithlahu) ? An-Nawawî explique qu’elle est semblable par le nom de « maison », mais sans commune mesure par sa grandeur et sa noblesse, puisque la bonne action est multipliée au moins par dix (Sharh Sahîh Muslim, chapitre de la vertu de bâtir les mosquées). Ce que l’on donne ici-bas est petit ; ce que l’on reçoit ne l’est pas.
La condition de la sincérité. Le hadith précise « en recherchant le visage d’Allah ». Ibn Hajar rapporte qu’Ibn al-Jawzî disait : celui qui grave son nom sur la mosquée qu’il construit est loin de la sincérité (Fath al-Bârî, commentaire du hadith n° 450). Le meilleur don est celui que personne ne remarque.
Même grand comme un nid d’oiseau
مَنْ بَنَى مَسْجِدًا لِلَّهِ كَمَفْحَصِ قَطَاةٍ أَوْ أَصْغَرَ بَنَى اللَّهُ لَهُ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ
« Celui qui construit pour Allah une mosquée, ne serait-ce que de la taille du creux où le ganga pond ses œufs, ou plus petite encore, Allah lui construit une maison au Paradis. » Hadith de Jâbir (Ibn Mâjah, n° 738 ; authentifié par Al-Albânî).
Le mot arabe mafhas désigne le petit creux que le ganga (qatâ), oiseau du désert, gratte dans le sable pour y pondre : quelques centimètres à peine. Aucune mosquée n’est aussi petite. Les savants en ont donc tiré deux lectures, rapportées par Ibn Hajar (Fath al-Bârî, hadith n° 450) :
- la majorité y voit une manière de dire que même une très petite contribution compte ;
- d’autres le comprennent au sens propre : plusieurs personnes s’associent pour bâtir une mosquée, et la part de chacune peut n’être que de cette taille. Chacune obtient pourtant la promesse.
Dans les deux lectures, la conclusion est la même : celui qui participe avec une somme modeste à une mosquée collective entre dans la promesse du Prophète ﷺ.
Une aumône qui continue après la mort
« Quand l’être humain meurt, ses œuvres s’arrêtent, sauf trois : une aumône continue (sadaqa jâriya), une science dont on tire profit, ou un enfant vertueux qui invoque pour lui » (Muslim, n° 1631). Le mot jâriya vient de la racine j-r-y, « couler » : comme l’eau d’une source, la récompense continue de couler.
Un autre hadith cite expressément la mosquée parmi ce qui rejoint le croyant après sa mort : « …ou une mosquée qu’il a bâtie… » (Ibn Mâjah, n° 242, d’après Abû Hurayra ; jugé bon par Al-Albânî). Chaque prière accomplie, chaque enfant qui y apprend le Coran, profite à ceux qui ont aidé à la construire. Beaucoup y voient aussi un don à faire au nom d’un parent disparu.
« Bâtir » et « faire vivre » : le double sens de ʿimâra
« Ne peuplent les mosquées d’Allah que ceux qui croient en Allah et au Jour dernier, accomplissent la prière et s’acquittent de la zakât » (At-Tawba, 9:18). Le verbe yaʿmuru a deux sens, que retiennent Al-Qurtubî et Ibn Kathîr dans leurs exégèses de ce verset : la construction matérielle (bâtir, réparer, entretenir) et la construction spirituelle (y prier, y invoquer Allah, y enseigner). Donner pour les murs, puis faire vivre le lieu par la prière : les deux sens se complètent.
Ce que l’on donne n’est pas perdu
وَمَا أَنفَقْتُم مِّن شَيْءٍ فَهُوَ يُخْلِفُهُ وَهُوَ خَيْرُ الرَّازِقِينَ
« Tout ce que vous dépensez, Il le remplace, et Il est le meilleur des pourvoyeurs » (Saba’, 34:39). Le verbe yukhlifuhu vient de khalafa, « venir à la place de » : Allah remplace ce qui a été donné, ici-bas par la bénédiction, et dans l’au-delà par la récompense.
« Quiconque accomplit le poids d’un atome de bien le verra » (Az-Zalzala, 99:7). Le mot dharra désignait chez les Arabes la plus petite fourmi, ou la poussière que l’on voit flotter dans un rayon de soleil. Aucun don n’est trop petit.
Références pour approfondir
- Al-Bukhârî, Sahîh, n° 428 et n° 450.
- Muslim, Sahîh, n° 533 et n° 1631.
- Ibn Mâjah, Sunan, n° 242 et n° 738 ; Al-Albânî, Sahîh Sunan Ibn Mâjah.
- An-Nawawî, Al-Minhâj, Sharh Sahîh Muslim, livre des mosquées, chapitre de la vertu de bâtir les mosquées.
- Ibn Hajar al-ʿAsqalânî, Fath al-Bârî, commentaire du hadith n° 450.
- Al-Qurtubî, Al-Jâmiʿ li-ahkâm al-Qur’ân, et Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ân al-ʿAzîm, sur At-Tawba 9:18.
- Ibn Kathîr, Tafsîr, sur Saba’ 34:39 et Az-Zalzala 99:7-8.