Accompagner un proche atteint
Conseils pour les familles : comment soutenir un proche touché par la sorcellerie, le mauvais œil ou la possession, sans s’épuiser.
Quand un proche est atteint, toute la famille souffre. L’accompagner demande de la patience, de la douceur et de bons repères, pour l’aider sans s’épuiser. Le Prophète ﷺ a fait de la visite et du soin du malade un droit du musulman sur son frère.
La valeur de celui qui accompagne
« Celui qui rend visite à un malade ne cesse d’être dans les jardins du Paradis jusqu’à ce qu’il revienne. » (Muslim 2568). Et dans un hadith qudsî, Allah dira : « Ô fils d’Adam, J’étais malade et tu ne M’as pas rendu visite… Ne savais-tu pas que si tu lui avais rendu visite, tu M’aurais trouvé auprès de lui ? » (Muslim 2569)
Croire en sa souffrance
Ne pas lui dire « c’est dans ta tête » ou « tu exagères ». Sa souffrance est réelle, quelle qu’en soit la cause. L’écouter, c’est déjà l’aider.
Réciter pour lui
Le malade atteint n’arrive souvent plus à réciter ni à prier. La famille prend le relais : réciter sur lui Al-Fâtiha, Âyat al-Kursî et les sourates protectrices, lire la sourate Al-Baqara à la maison, préparer l’eau récitée. Lors de sa dernière maladie, ‘Â’icha récitait les sourates protectrices sur le Prophète ﷺ et passait sa main à lui sur son corps, pour la bénédiction de sa main (Al-Bukhârî 5735).
L’accompagner aux séances
Le traitement demande souvent plusieurs séances. L’accompagner, l’encourager à ne pas abandonner, et veiller à ce que le raqi respecte les règles : douceur, pudeur, présence d’un proche, aucune violence.
Ne pas oublier le médecin
Encourager aussi le suivi médical, et ne jamais arrêter un traitement sans l’avis du médecin. Les deux suivis se complètent.
Protéger la famille
- ne jamais accuser un proche sur un simple soupçon ou sur la parole d’un djinn ;
- éviter les voyants et les « guérisseurs » qui promettent tout ;
- garder les invocations du matin et du soir pour toute la maison.
Prendre soin de soi
Les chercheurs parlent d’« épuisement de l’aidant » : fatigue, irritabilité, tristesse chez ceux qui s’occupent longtemps d’un proche malade. Celui qui accompagne a le droit d’être fatigué. Se reposer, partager la charge avec d’autres membres de la famille, et demander de l’aide si nécessaire. « Allah n’impose à aucune âme que selon sa capacité. » (Al-Baqara, 2:286)
Références pour approfondir
- Le Coran : Al-Baqara 2:286.
- Muslim 2568, 2569 ; Al-Bukhârî 5735.
- An-Nawawî, Al-Adhkâr, chapitre de la visite au malade.